Short…envie?

Dans notre monde en perpétuel changement il est bien rare que nos envies résiste à l’épreuve test du temps.

Envie/désir/besoin, ce n’est pas  l’objet , il me semble, qui les hiérarchise, mais bien le temps, celui qu’on leur donne.

L’envie ne peut résister à la frénésie de l’instant, elle se fait remplacer par une autre, faute d’avenir.

Le désir gagnerait son titre avec l’attente et la somme de potentiels qu’il représenterait encore.

Le besoin se satisfait aussi vite qu’il est né, la question ne se pose pas, on lui cède, mais sans fierté.

Finalement tout se situe au niveau de la projection que l’on fait de soi. Nos désirs se révèlent à l’aune du temps qu’on leur destine ou qu’on leur imagine.

Alors il faudrait ne pas refuser à notre esprit le plaisir de l’imagination, celui qui permet de se voir aimer la même personne toute une vie ou porter encore ce short en cuir dans 10 ans…?

Pari pris ou à tenter, celui de s’imaginer désirer nos envies…toute une vie !

Et parce que si je ne devais retenir qu’une seule lecture de mes années de lycée je choisirais sans doute La Nouvelle Héloïse, un petit extrait :

« Malheur à qui n’a plus rien à désirer! il perd pour ainsi dire tout ce qu’il possède. On jouit moins de ce qu’on obtient que de ce qu’on espère, et l’on n’est heureux qu’avant d’être heureux. En effet, l’homme avide et borné, fait pour tout vouloir et peu obtenir, a reçu du ciel une force consolante qui rapproche de lui tout ce qu’il désire, qui le soumet à son imagination, qui le lui rend présent et sensible, qui le lui livre en quelque sorte, et pour lui rendre cette imaginaire propriété plus douce, le modifie au gré de sa passion. Mais tout ce prestige disparaît devant l’objet même, rien n’embellit plus cet objet aux yeux du possesseur; on ne se figure point ce qu’on voit; l’imagination ne pare plus rien de ce qu’on possède, l’illusion cesse où commence la jouissance. Le pays des chimères est en ce monde le seul digne d’être habité et tel est le néant des choses humaines, qu’hors l’Etre existant par lui-même, il n’y a rien de beau que ce qui n’est pas. »  Jean-Jacques Rousseau

Short en cuir Athe-Vanessa Bruno, 235 €, Place des Tendances

Short en cuir American Retro, 225 €, Monshowroom

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