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Deux films très différents à recommander aujourd’hui :

La famille Jones

la famille Jones vend littéralement le rêve qu’elle représente, auprès de ses voisins. Une apparente comédie qui se révèle assez noire et plutôt maline. Les acteurs sont d’une justesse étonnante, que ce soit le couple Demi Moore David Duchovny ou les prometteurs Ben Hollingsworth et Amber Heard (magnifique) . On aurait tort de s’arrêter à la dénonciation certes efficace, complètement décomplexée et largement assassine du consumérisme déchainé, de la surenchère dépensière, du bling bling ostentatoire. La famille Jones évoque aussi assez finement, les difficultés d’être un famille, ce qui finalement rassemble les êtres, ce que signifie être un couple malgré tout, l’importance de l’image dans nos relations. Au final : on passe un bon moment grâce à quelques scènes vraiment drôles; une débauche de gadgets, de bijoux, de vêtements  de rêve; une romance attendue. Mais on en sait un peu plus aussi sur le « marketing furtif » dont parle le réalisateur ici et qui « consiste à communiquer en évitant que l’origine du message puisse être identifiée par les destinataires » selon la définition du glossaire du marketing! (Évidemment cette technique n’existe pas à l’échelle de la famille Jones.) Je ne dévoilerai pas la suite mais courrez le voir, vraiment c’est un film intelligent !

My joy (film russe)

Très rapidement, il s’agit de l’histoire d’un routier qui quitte la route et se perd dans la province russe. Le titre ne veut rien dire, il est en russe pour commencer, serait difficile à traduire en français ou peut être « mon bonheur » plus que ma joie. De toute façon c’est la désespérance de la province russe reculée qui est l’objet du film. Et cette route obsédante qui ne mène à nulle part, une sorte d’espace-temps dénué de sens, à la Kafka, un mélange de très belle lumière et d’obscurité écrasante. Une question lancinante : « ты кто такой ?», c’est-à dire « t’es qui toi ?» qui guide une partie du film et interroge un passé terrible encore si présent. Il ne faut pas chercher de sens, de trame narrative. Ce n’est pas du tout l’objet du film et c’est ce qui précisément traduit le mieux la Russie. Une véritable absence de logique entre le clair et l’obscur, l’humanité et la cruauté, arrosée d’une violence omniprésente. Sans transitions, sans liens. Une accumulation de contrastes, de paradoxes. Allez y quand même, je crois que s’il on veut découvrir un avant-goût de la Russie, c’est réussi…

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