L’une ou l’autre Keira

Keira Knightley, à l’affiche de 2 films vus (récemment) c’est pour moi la botte magique qui permet de ne pas aller seule au cinéma ! Je ne Lui en veux pas, après tout moi j’irai bien voir Dans ses yeux seulement pour (le jeu de) Nicolas Duvauchelle !

Never let me go et Last night ont un autre point commun en plus de porter Keira, ils souffrent d’un refus de traduction. Manque d’inspiration ? soucis de l’original ? Peur de la dénaturation ? Je ne sais pas je trouve quand même que tous ces titres en anglais respirent la paresse intellectuelle… Passons !

2 films pourtant extrêmement différents tant sur l’écriture (Never let me go est adapté du fabuleux roman de Kazuo Ishiguro ) que sur la réalisation ( Mark Romanek aux manettes pour Never let me go contre l’iranienne dans Last night).

Never let me go est donc le conte science-fantasctico-philosophico-fictionnel de l’élevage l’éducation d’enfants cloonés, destinés à être des banques d’organes vivants et à faire des dons jusqu’à ce que mort s’en suive. Ce film c’est d’abord une thèse moralement insoutenable et pourtant pas si loin des essais déjà tentés à partir d’enfant conçu par FIV pour guérir une petite sœur. Tout ça dans un univers à la Kafka, sans marqueurs temporels, très déroutant entre collège anglais des années 50, vêtements et coupes année 70, langage quasi-moderne, évènements récents… Cette première dimension m’a pas mal séduite, j’ai trouvé intéressant cette perte de repères qui nous rend les codes si flous, cette atmosphère de nuée, comme entre deux mondes. On comprend aussi très vite la quête des  4 « enfants », finalement assez commune, consistant à retracer une lignée, un parcours, à chercher au travers d’une paternité, un exemple, un modèle et aussi un ancrage qui permet de se projeter dans l’avenir. Ce n’est pas du tout lourd, ça ne résonne pas comme un marteau à chaque changement de décor, c’est une trame assez légèrement cousue.

Keira dans tout ça ? Simple, aérienne, comme son personnage le demande, incapable du moindre enracinement. Elle semble « glisser » pendant la quasi-totalité du film. Ingénue, infantile, Inadaptée. Un caractère assez courant dans les rôles qu’on lui a déjà confiés.

Et oh surprise, en même temps au cinéma, Last night. Un film plus-que-mauvais sur… ? c’est une question qui me travaille. De quoi a-t-elle voulu parler ? de l’inconstance des sentiments amoureux à notre ère de zapping mondialisé? Difficile à dire, les 4 personnages centraux ne sont pas des gens de leur époque. Ce sont des sexagénaires dans la peau de bombes de 30 ans…pas crédible. Des difficultés à entretenir une relation de couple que le temps et la vie professionnelle n’assassinent pas ? Pas évident quand on choisit 1 seul couple et 2 écrivains dans les 4 personnages (hyper représentatif !). Alors de quoi ? je ne sais toujours pas. Et je n’ai pas tellement envie de creuser. Tous les personnages, à l’image de la jeune femme incarnée par la pauvre Keira, sont palots, baladant leur frustration et leur ennui de hall d’hôtel en appartements de L’upper West Side, animés par rien. Franchement pas à voir, même pas pour Keira dont le jeu comme la garde–robe reste relativement ennuyeux.

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Une réflexion sur “L’une ou l’autre Keira

  1. Pas d’accord pour Last Night: un film pour une fois sur la vraie vie de couple, et qui n’a pas peur de faire réfléchir ….
    Par contre pour Never let me go: une très mauvaise reprise de The Island, avec Scarlett Johannson et Ewan Mac Gregor. Aucun intérêt !

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