Tarra…divizia!

*Terre … c’est tout!

Le retour du froid a toujours pour moi le même parfum obsessionnel de la terre.  Du feu dans la cheminée, du bois qui craque en brûlant et s’empare des interieurs… Bref me voilà traquant les appartements fumant, l’odorat alerte, me réfugiant dans mon ipod et mes chants corses.

Voilà donc deux chansons qui sentent la terre (tarra en corse), du groupe  A filetta, dont j’ai déjà parlé ici.

L’occasion aussi de remercier nos hôtes de Samedi!

Petite mise en situation: Ne’n tarra, ne’n celu  (ni sur terre ni dans les cieux)  est une réflexion sur le sens de la violence. L’impossibilité de trouver une explication, une légitimité à la mort, ni sur terre, ni dans les cieux. Le refus de se dire appartenir à son temps. La mélancolie du doute si proprement corse, celle du « lamentu ».

Una tarra ci hè (Il y a une terre) s’écoute comme une réponse. Une sorte d’exhortation à l’avenir. Apprenez de votre héritage chantent les sept voix d’A Filetta. Ce n’est pas facile, c’est un défi mais il vous appartient. A vous d’être fiers de cette terre qui est la vôtre, à vous de réaliser ses rêves.

Les paroles suivront sur demande!

Et pour finir sur la terre, quelques strophes de Victor Hugo « La Terre » issus de La légende des siècle.

La terre est calme auprès de l’océan grondeur ;

La terre est belle ; elle a la divine pudeur

De se cacher sous les feuillages ;

Le printemps son amant vient en mai la baiser ;

Elle envoie au tonnerre altier pour l’apaiser

La fumée humble des villages.

Ne frappe pas, tonnerre. Ils sont petits, ceux-ci.

La terre est bonne ; elle est grave et sévère aussi ;

Les roses sont pures comme elle ;

Quiconque pense, espère et travaille lui plaît ;

Et l’innocence offerte à tout homme est son lait,

Et la justice est sa mamelle.

La terre cache l’or et montre les moissons ;

Elle met dans le flanc des fuyantes saisons

Le germe des saisons prochaines,

Dans l’azur les oiseaux qui chuchotent : aimons !

Et les sources au fond de l’ombre, et sur les monts

L’immense tremblement des chênes

Son but, c’est la naissance et ce n’est pas la mort ;

C’est la bouche qui parle et non la dent qui mord ;

Quand la guerre infâme se rue

Creusant dans l’homme un vil sillon de sang baigné,

Farouche, elle détourne un regard indigné

De cette sinistre charrue.

Elle paie à chacun sa dette, au jour la nuit,

A la nuit le jour, l’herbe aux rocs, aux fleurs le fruit ;

Elle nourrit ce qu’elle crée,

Et l’arbre est confiant quand l’homme est incertain ;

O confrontation qui fait honte au destin,

O grande nature sacrée !

 

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